Cybercriminalité et blanchiment d'argent

 

En ces temps de crise, il est difficile de connaitre si un travail peut engager notre responsabilité pénale ou civile. Depuis 2006, de nombreuses personnes ont été victimes de manipulation et d’escroquerie par les cybercriminels en faisant du blanchiment d’argent. 
 
Ces personnes, ayant reçu par mail (Spam) des offres pour le poste d’agent financier ou de chef de transactions sont plutôt aveuglées par les privilèges  offerts par ces postes (rémunération élevée, travail à temps partiel et à domicile) et ne se doutent généralement pas du caractère délictueux de leur mission : accepter des transferts d’argent (sale) sur leurs comptes personnels puis  envoyer les sommes via un service de transfert de fonds tel que Western Union vers une adresse d’entreprise située à l’étranger.
 
L’origine de l’argent sale est souvent le gain de fausses enchères en ligne ou celui d’une attaque de phishing. Les cyberdélinquants ne font que manipuler ces agents pour les transactions financières. Ces agents sont  doublement perdants car pour la plupart du cas  ils ne sont pas rémunérés comme convenu  et  feront l’objet d’une poursuite judiciaire pour complicité de blanchiment d’argent lorsque l’infraction principale est découverte.
 
Notons que ces agents ne sont pas les seuls moyens utilisés par les cybercriminels pour blanchir leur argent. Il y a aussi les salles de poker virtuelles où les joueurs (cybercriminels) sont des adversaires camarades et qui utilisent des coordonnées bancaires volées (phishing). En ce sens, l’acte de  blanchiment d’argent sale réside dans le fait de perdre et que les gains sont transférés directement dans des comptes d’autres personnes. Ces dernières peuvent ensuite être payées par une somme envoyée par un service de transfert d’argent (Western Union) pour avoir prêté leurs comptes.