La contrefaçon en ligne, une nouvelle forme de criminalité qui sévit dans le monde des affaires

Depuis l’année 2000, on assiste à une nouvelle forme de criminalité qu’est la contrefaçon en ligne. Celle-ci constitue un phénomène en croissance continue qui profite de la libéralisation des échanges et n’épargne aucun domaine de l’activité économique.

Les produits contrefaits se diversifient de plus en plus : médicaments, téléphonie mobile, textile, parfumerie, cosmétiques, etc. Ces produits sont généralement fabriqués en sous-traitance en Chine et c’est pour cette raison que la fermeture d’un atelier de fabrication a peu de conséquences pour les organisateurs de la contrefaçon car elle est immédiatement remplacée par un autre.

La diffusion de ces produits sur internet s’effectue par deux types de sites e-commerce : les uns appelés « les établis », difficilement identifiables, qui sont souvent gérés depuis les Etats-Unis ; et les autres appelés des « sites champignons », dont les URL changent régulièrement afin que les autorités chargées d’assurer la lutte anti-contrefaçon ne puissent les appréhender. Ces sites champignons sont généralement gérés depuis certains pays de l’Europe de l’Est et de la Chine.

En ce qui concerne la distribution des produits contrefaits, il est difficile d’intervenir dans cette phase à cause de l’aspect volatil des flux. C’est pourquoi certaines grandes marques de luxe s’attaquent aux grandes firmes américaines telles que Google et eBay qui, selon elles, favorisent les flux de produits contrefaits