La cyber-surveillance des noms de domaine s'intensifie

La cyber-surveillance peut, dans la pratique, se traduire par l’utilisation d’outils et moyens, notamment des logiciels de surveillance, pour l’enregistrement de tous les messages et évènements, publiés pendant une certaine période à un endroit  bien déterminé. Elle peut revêtir plusieurs formes, en allant d’une simple surveillance par écoute de conversations téléphoniques, jusqu’à la localisation en ligne de cybercriminels ou sur un réseau intranet, selon le contexte. Désormais, la cyber-surveillance est davantage axée sur les « noms de domaine », compte tenu de l’exploitation abusive et malveillante des DNS (systèmes de noms de domaines) par les cyber-escrocs.

La cyber-surveillance des noms de domaines permet de lutter contre le « pharming »

Pour rappel, « le pharming » ou usurpation de serveur est une infraction commise en ligne par des cyber-escrocs dans le but d’induire l’internaute en erreur, en le redirigeant vers un site contrefait par l’exploitation abusive des failles d’un réseau DNS (Domain Name System). Ainsi, lorsque l’internaute tape une adresse internet correcte dans son navigateur, il est automatiquement redirigé vers un site contrefait associé à une adresse IP tout à fait différente et piratée. Le pharming constitue l’exemple par excellence d’infraction qui vise à l’exploitation malveillante et abusive de la vulnérabilité des serveurs DNS. La cyber-surveillance des noms de domaines permet donc de renforcer la cyber-sécurité en protégeant les internautes contre l’exploitation abusive du système des noms de domaines à des fins malveillantes.

Les divers organismes internationaux multiplient les actions menées en faveur de la cyber-surveillance. Ainsi, l’on sait, en début de cette année que la NSA conçoit    un centre de data mining (une sorte de fouille de données informatiques pour extraire des informations pertinentes) près de Salt Lake City.