La cybercriminalité coûte plus cher que les trafics de stupéfiants

La cybercriminalité se montre sous de nouvelles formes à travers les produits de la nouvelle technologie (smartphone, tablettes…). Certaines organisations criminelles jugent plus payante la criminalité commise sur Internet que les autres actes criminels qui comporteraient plus de risques.

Le Chef d’Interpol, Khoo Boon Hui, à l’ouverture de la conférence régionale Interpol-Europe le 8 mai dernier, a déclaré que l’estimation du coût de la cybercriminalité dépasse celle des trafics de cocaïne, d’héroïne et de marijuana combinés. En 2010, la cybercriminalité a coûté 61,5 millions d’euros à l’Allemagne. En 2011, les banques américaines ont perdu 9,2 milliards d’euros par le fait des cybercriminels. Ces douze derniers mois, on estime à 87,5 millions d’euros les pertes induites par la cybercriminalité dans le monde. En France, les dégâts sont évalués à 2,5 milliards d’euros sur la même période.

Une étude de la London's Metropolitan University indique que 80 % de la criminalité commise sur Internet est maintenant liée à des bandes organisées transfrontalières, et que ces dernières préfèrent la cybercriminalité plutôt que de s’investir dans les trafics de stupéfiants jugés plus hasardeux et générant moins de bénéfices.

Les cyber attaques au niveau des banques et des sites de Bourse se multiplient à une vitesse alarmante, des milliards d’euros se perdent chaque année. Néanmoins, différentes entités étatiques et internationales collaborent à différents niveaux pour éradiquer ce fléau.