La France met en place un système de signalement de contenus illicites

En 2012, les chiffres estimés pour Tweeter parlent d’eux-mêmes : plus de 500 millions d’utilisateurs enregistrés, dont 140 millions réellement actifs ; 340 millions de messages ou « tweets » par jour. L’apogée des réseaux sociaux. Internet et les réseaux sociaux sont devenus libres, voire trop libres, et dépassent souvent les limites de la liberté d’expression. Le fait le plus récent étant la diffusion de tweets antisémites, reprenant les mots clés #unbonjuif et #unjuifmort. Des milliers de tweets ont circulé sur le sujet, constituant un vrai concours d’antisémitisme.

Des dispositifs pour la lutte contre l’antisémitisme

Plusieurs associations, dont l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France), ont assigné en justice le réseau social américain Tweeter. Depuis, Tweeter Inc. et Tweeter France sont tenus de communiquer des données de nature à permettre l’identification des tweets litigieux, aux associations de lutte contre l’antisémitisme, dont l’UEJF, SOS Racisme - Touche pas à mon pote, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), ou encore le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP). Par ailleurs, Tweeter Inc. et Tweeter France devront mettre en place un « dispositif facilement accessible et visible, permettant à toute personne de porter à sa connaissance des contenus illicites ». En 2012, environ 120 000 contenus illicites ont été signalés.

D’autres dispositifs ont été mis en place par la France pour signaler les contenus illicites sur Internet, dont la LCEN (Loi sur la Confiance dans l’Economie Numérique), la Loppsi 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure), ou encore l’Agence Anti-Cybercriminalité.