La fraude à la carte bleue sur internet devient très courante

 

En 2010, 60 millions de cartes bancaires circulaient en France ; depuis 2002, la « CB » est le premier moyen de paiement. Voilà de quoi se faire une idée sur la popularité de l’utilisation de la carte bleue sur Internet. Ceci n’est pas sans attirer les cybercriminels de plus en plus avides qui veulent s’enrichir illégalement.

Explosion des fraudes sur les paiements sur internet

Les formes de crime liée à la « CB » sur Internet sont diverses selon le moyen utilisé par les cybercriminels : le « phishing », le « skimming », l’infiltration des serveurs des sites marchands pour aspirer les bases de données de ces derniers, et enfin, les achats sur les sites e-commerce qui effectuent moins de contrôle lors des transactions. Ces dernières années, les opérations d’hameçonnage par envoi de faux mails ont aussi progressé à une vitesse galopante.

Selon l’Observatoire de la sécurité des cartes, les paiements frauduleux par carte représentent 0,074% des transactions en France, ce qui vaut près de 370 millions d’euros en 2010. Néanmoins, certains types de contrôle sécurisé sont mis en œuvre par les banques et sites e-commerce, exigeant l’envoi de données statiques : les numéros de la carte bancaire ; la date de validité de la carte, le cryptogramme visuel. Mais ces types de contrôle s’avèrent encore insuffisants, vu qu’entre 2006 et 2010, la fraude sur les paiements internationaux enregistre une hausse de 51,5%, et que la croissance globale de la fraude sur les paiements par CB en 2002 et 2010 est la conséquence d’une forte hausse de la fraude sur les paiements sur internet.

La riposte actuelle des émetteurs de cartes bancaires repose sur la sécurisation des sites de commerce en ligne. Sont mis en œuvre, à titre d’exemple, le standard commun PCI DSS, le 3D Secure… Toutefois, le cyber consommateur est convié, pour son propre intérêt, à sécuriser au maximum les informations personnelles bancaires qu’il fait circuler sur internet.