La lutte contre le cyber-terrorisme

 

La lutte contre le cyber-terrorisme

Le Département d’Etat américain définit le cyber-terrorisme comme étant toute forme de « violence politiquement motivée et préméditée commise contre les cibles non-combattants par des groupes nationaux ou internationaux ou des agents clandestins ». Les cyber-terroristes utilisent la technologie informatique pour commettre des actes de piratage informatique en ligne ou des attaques par déni de services, visant à saboter les systèmes de contrôle du trafic aérien pour faire écraser des avions, accéder à une base de données pharmaceutiques pour modifier les formules des médicaments essentiels.

Les principaux secteurs cibles et les différentes mesures prises pour combattre le cyber-terrorisme :

En dépit de toutes les mesures et dispositions législatives prises à l’encontre de la cybercriminalité, plus particulièrement le cyber-terrorisme, le cyberespace reste tout de même un environnement propice pour les cyber-terroristes, leur permettant de recruter des membres, transférer d’importantes sommes d’argent, financer des projets cyber-terroristes, recueillir des fonds, voire accéder à une quantité importante d’informations pouvant leur servir d’armes pour commettre des attentats.

Les principaux secteurs visés qui nécessitent une protection optimale, à cet égard, sont les suivants : le transport, l’énergie, les télécommunications, l’industrie pharmaceutique, les finances, les services d’urgence et les services publics. Des mesures ont été adoptées depuis, et une organisation spécifique destinée à lutter contre ce fléau a également été instituée, notamment le programme mondial de cyber-sécurité ou GCA (Global Cybersecurity Agenda) lancé en 2007, à l’origine de l’IMPACT (International Multilateral Partnership Against Cyber-Terrorism), dont le siège mondial, inauguré le 20 mai 2009, se situe à Atlanta, aux Etats-Unis. L’IMPACT travaille en étroite collaboration avec l’UIT (Union Internationale des Télécommunications). Par ailleurs, les Etats-Unis adoptent une politique qui consiste à recruter plusieurs milliers de jeunes ingénieurs et scientifiques pour renforcer leurs équipes dans le cadre de cette nouvelle cyber-guerre, tel est le cas par exemple du Pentagone, qui recrute des milliers de volontaires pour devenir des cyber-soldats ou « hacker soldiers ».