La surveillance de son conjoint est aussi une violation de la vie privée d'autrui

La question de surveillance informatique est plus que jamais d’actualité : l’Union Européenne financerait des centaines de projets de sécurité et la surveillance de la population, et la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) annonce une augmentation des plaintes pour surveillance au travail durant 2012. La situation intervient dans les cercles de plus en plus petits, à savoir la famille, et même le couple marié. Avec l’avènement du web 2.0, il devient facile pour les maris ou femmes souhaitant prouver l’infidélité de leurs conjoints de surveiller les activités de ceux-ci, en utilisant des matériels et/ou des logiciels spécialement conçus à cet effet.

Surveillance informatique : gadgets et logiciels spéciaux

Mis à part les gadgets sophistiqués à la James Bond (enregistreur vidéo et audio, stylo caméra-espion avec micro, montre micro caméra, etc.), des logiciels spéciaux sont maintenant facilement accessibles, permettant, entre autres, de surveiller tout ce qui est tapé sur le clavier d’un ordinateur, de lister toutes les pages web ouvertes par l’utilisateur, d’identifier les mots de passe et pseudos utilisés, de regarder tout ce qui s’affiche sur l’écran d’un ordinateur tiers (applications utilisées, SMS, email, conversations en ligne, chats…), et beaucoup plus encore. Toutefois, il est important de savoir que la surveillance de son conjoint constitue une violation de sa vie privée : la lecture de courriers (y compris les SMS) à l’insu de leur destinataire constitue une « atteinte grave à l’intimité de la personne », stipule le code civil. D’ailleurs, les preuves d’adultère produites grâce à des moyens frauduleux (par la violence ou par fraude) ne sont pas recevables, et ne sauraient être prises en compte pour prononcer le divorce.

La mise en place de logiciels pour espionner et surveiller les sites consultés par le conjoint (ou la conjointe) constitue un non-respect de la vie privée de la personne. D’autres informations sur la surveillance informatique sur www.anti-cybercriminalite.fr.