L'avancée technologique pourrait conduire à une cyberguerre imminente

L’évolution de la technologie de l’armement et la mise au point de nouveaux moyens et méthodes de combat confirment que nous avançons vers une période où une grande guerre informatique est devenue inévitable. L’exemple des puissantes armes informatiques comme Stuxnet, Duqu, Harne, Flame et Gauss, démontre que les virus sont capables de s’introduire dans l’arsenal d’un gouvernement et de compromettre ses activités économiques, politiques et administratives.

Ce qui est plus grave, c’est l’implication de certains Etats comme les Etats-Unis et Israël, dans les plus grandes cyberattaques de l’histoire du numérique (cas du Stuxnet, par exemple). Par conséquent, il devient presque impossible pour la communauté internationale de mener à bien la lutte contre la cybercriminalité.

Récemment, le Général Keith Alexander, chef du Cyber Command américain souhaitait que le Congrès américain adopte de nouvelles dispositions permettant à l’armée et agences spécialisées des Etats-Unis d’effectuer des stratégies plus offensives contre leurs ennemis. Avec de telles dispositions, les efforts de la communauté internationale seraient vains. De plus, le caractère secret de la cyberguerre rend difficile la négociation d’un éventuel traité international pour la combattre.

L’avancée actuelle de la technologie aggrave le problème : tout ce qui est nouveauté informatique reliée à Internet accroit l’imminence d’une cyberguerre. Le meilleur moyen d’éviter l’éclatement d’une grande guerre informatique est la prise de la gestion du réseau Internet par une institution neutre comme l’Organisation des Nations-Unies.