Le cybercrime reste parfois impuni, faute de cyberpolice

 

Chaque année, il existe près d’un million de victimes de cyberattaques, de fraudes et de falsification en ligne ou encore de diffusion de contenus illicites par voie électronique, comme ceux ayant trait à la violence sexuelle sur des enfants ou incitation à la haine par exemple. Pourtant, les auteurs et complices de ces infractions restent souvent impunis.
 
Bien que des communautés économique et interétatique aient pris toutes les mesures nécessaires, en particulier la mise en place de dispositifs règlementaires pour la répression des cybercriminels, il s’avère que cet effort est encore insuffisant. En effet, la lutte contre la cybercriminalité ne se résume pas uniquement à édicter des sanctions mais aussi, et surtout, à les appliquer par des organes dont l’autorité doit être reconnue mondialement, tels qu’une cyberpolice. Ce qui est très difficile car de nombreux pays ne se sont pas encore engagés dans une telle lutte, et les actions de poursuite et  de condamnation des seules autorités habilitées (le département cybercriminalité du FBI, par exemple)  pour une telle mission sont limitées géographiquement. Instaurer une cyberpolice internationale reste problématique dans la mesure où les pays développés disposent secrètement de cyber armées qui seraient les premières cibles d’une telle entité.
 
L’impunité de certains cybercriminels ne fera donc qu’aggraver la situation. Leur récidivisme augmentera certainement leur performance ainsi que le mécontentement de la société qui se soulèvera un jour ou l’autre contre ce fléau.