Le hacktivisme au service des bonnes causes

 

Les hacktivistes n’ont pas fini de faire parler d’eux. Ils infiltrent toutes sortes de réseaux, et organisent des opérations d’attaque technologique : piratage, détournement de serveurs, tractation par remplacement de page d’accueil…
 
Le nouveau visage du hacktivisme
 
Depuis quelques années, les hacktivistes se font les pionniers du soutien informatique de luttes libertaires, antifascistes, altermondialistes et même religieuses. Les différents groupes de hacktivistes, à l’instar d’Anonymous ou de Télécomix, se lancent dans différentes activités au niveau mondial pour soutenir une « bonne » cause.
 
Un groupe suédois de hackers activistes, Télécomix, se veut défenseur de la démocratie et de la liberté d’expression sur Internet. Ainsi, en 2009, l’organisation a commencé à aider des activistes iraniens à protester contre le trucage des élections dans leur pays. Par la suite, les hackers de Télécomix ont appuyé les activistes tunisiens, en offrant à ces derniers des moyens pour sécuriser leurs communications. Par ailleurs, les virtuoses de Télécomix ont réussi à rouvrir l’Internet égyptien, quand Hosni Moubarak l’a fermé en janvier 2011. Un membre très actif du groupe a déclaré avoir enseigné aux dissidents Biélorusses et aux membres du mouvement démocratique ukrainien, comment sécuriser leurs communications sur Internet. Au niveau national, Télécomix est reconnu comme bienfaiteur pour la nation, surtout suite à la découverte, par le groupe, du système de filtrage internet utilisé par le régime pour surveiller les dissidents. Composé surtout d’intellectuels, Télécomix est le rival d’un autre groupe d’activistes Anonymous.
 
Selon ce membre de Télécomix, « Anonymous est destructeur ». Manifestement, les finalités des attaques du groupe Anonymous laissent un doute sur leur bonne foi. En effet, piratage du site de la Hadopi, attaque de celui de la CIA, blocage du site d’EDF, vol et mise en réseau de 1,7 Gb de données du département de la justice américaine, sont autant d’actes signés Anonymous, et condamnés par les membres du Télécomix.