Les DAB sont aussi victimes du cybercrime

 

Les opérateurs œuvrant dans le domaine de la banque font partie des secteurs qui investissent le plus dans les NTIC. Une étude Gartner fait état de 396 milliards de dollars d’investissement dans le monde, en 2010. Les cybercriminels ont trouvé dans les DAB (Distributeur Automatique de Billets) une nouvelle façon de perpétrer un crime.

Vols d’informations par skimmer, par faux clavier ou par mini-caméra

Les cybercriminels n’ont pas fini d’inventer pour voler : récemment, l’équipe de sécurité de l’European ATM Security Team a révélé un nouveau skimmer, un système matériel destiné à voler des données bancaires à partir de distributeurs de billets. Il s’agit d’un lecteur de carte bancaire pirate, ayant pour mission de copier et d’enregistrer toutes les informations contenues dans une carte bancaire.

Une autre manifestation de crime sur les DAB consiste à disposer un faux clavier sur les DAB, afin d’enregistrer les données d’une carte bancaire. Quelquefois, les cybercriminels se servent d’une minuscule caméra fixée sur la barre des billets pour enregistrer les informations. Ces données volées sont parfois mises sur le marché noir des informations et vendues à des prix modiques, elles vont permettre de cloner des cartes bancaires qui, à leur tour, vont être utilisées pour faire des achats frauduleux.

Néanmoins, le premier rapport de la Banque Centrale Européenne (BCE) conclut que la fraude sur DAB par carte est en baisse depuis 2007, et que la sécurité des transactions bancaires est fortement accrue par l’avancée des technologies.