Les dirigeants d'entreprise adoptent le système Big Brother

Le nom de « Big Brother » est actuellement attribué à toute institution ou pratique qui porte atteinte aux libertés fondamentales et à la vie privée des individus : biométrie, vidéosurveillance, fichage, consultation d’informations confidentielles, drones, géolocalisation, détection de comportements anormaux… En Europe, plus de 190 programmes de recherches sur la sécurité et la surveillance sont financés par l’Union Européenne ; leurs cibles : les populations ! Pour endiguer les fuites d’informations critiques et confidentielles d’entreprises, les dirigeants tendent également à appliquer le système au sein de leurs entreprises.

Surveillance et vie privée des employés

En 2012, plus de 1 500 plaintes pour surveillance au travail ont été déposées à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Censés assurer la sécurité des entreprises et éviter la fuite d’informations confidentielles, 3 000 dispositifs de surveillance ont été déclarés à la CNIL entre 2008 et 2009, et plus de 6 000 en 2011. Selon la Commission, les entreprises ont augmenté à 100% leurs installations de surveillance en trois ans. Pourtant, toutes les méthodes de surveillance des employés ne sont pas légales. En effet, certaines pratiques ont été jugées « excessives » par la CNIL : huit caméras pour huit salariés, une caméra au-dessus de chaque poste de travail, une dans la salle de réunion, une dans la cuisine d’entreprise, voire même une connexion à domicile des employés !

L’évolution vertigineuse des technologies de l’information et de la communication mérite des mesures d’accompagnement sécuritaires. Toutefois, même au sein d’une entreprise, le respect de la vie privée constitue toujours une des plus importantes libertés fondamentales. Plus d’informations sur la cybercriminalité sur www.anti-cybercriminalite.fr.