Les dommages collatéraux laissés par la cyberguerre

Quand on parle de cyberguerre, l’on pense obligatoirement à Stuxnet et à Flame. Il s’agit des deux virus informatiques les plus puissants et les plus sophistiqués jamais créés. L’on doit la conception et la propagation de Stuxnet à la coopération des États-Unis et d’Israël. Ce virus hautement complexe ciblait le système informatique de la centrale nucléaire de l’Iran. Il était destiné à espionner le fonctionnement des centrifugeuses de la centrale, et d’en ralentir la vitesse de rotation. Mais, « accidentellement », Stuxnet s’est introduit sur Internet, et a affecté des milliers d’ordinateurs de par le monde. Il s’en suivit des investigations sur des possibles fuites d’informations classifiées : six fonctionnaires sont ainsi poursuivis pour avoir communiqué des informations classifiées.

De Stuxnet à Flame

Plus récemment, des scientifiques ont découvert un autre virus encore plus complexe, et plus sophistiqué : Flame. Celui-ci regroupe toutes les caractéristiques des autres virus précédemment connus : vol d’informations, prise de contrôle à distance, copie ou suppression de fichiers, enregistrement des conversations par le micro de l’ordinateur infecté, injection de code malveillant, activation du Bluetooth pour détecter d’autres appareils Bluetooth environnants… Flame ciblait également certains pays du Moyen-Orient, dont l’Iran et Israël. Le risque de dommages collatéraux de telles cyber-armes, réside dans le fait que, une fois lâché sur le réseau Internet, d’autres criminels pourraient prendre possession du virus, et s’en servir pour d’autres méfaits : vol d’informations bancaires, phishing, demande de rançon, ou d’autres cybercrimes qui cibleraient, non plus des États, mais de simples individus.

Il serait peu probable qu’un virus comme Stuxnet ou Flame puisse s’attaquer à un ordinateur d’un particulier. Néanmoins, ces virus ultra sophistiqués pourraient servir de modèle aux autres cybercriminels. Plus d’informations sur la cybercriminalité sur le site anti-cybercriminalité.fr.