Les répercussions internationales de la cybercriminalité

La cybercriminalité est une réalité internationale où l’action criminelle peut se perpétrer simultanément au sein de différents pays.

Si d’un côté, la cyberdélinquance entraîne l’entraide entre deux ou plusieurs pays, dans le cadre de la lutte contre ce fléau, de l’autre, elle n’engendre que rivalité chez certains. C’est le cas actuellement de la guerre numérique entre le Bangladesh et le Pakistan, ou entre Israël et l’Arabie Saoudite. Ce genre d’affrontement provoque souvent plus de dégâts que les affrontements physiques : grosses pertes financières pour les protagonistes, perte de confiance de la population, notamment à l’égard des institutions financières, à cause de la vulnérabilité de leurs systèmes informatiques censés garantir la protection des informations sensibles relatives aux clients, ou encore de la confiance sur les réseaux sociaux destinés à développer les relations humaines.

La menace qui pèse le plus est la cyberguerre entre les grandes puissances. Tantôt, celle-ci revêt la forme de cyberterrorisme, tantôt elle apparaît comme une affirmation de la suprématie des Etats prétendus l’avoir initié. Les conséquences d’une telle guerre pourraient être catastrophiques pour l’économie mondiale, surtout si elle cible les sites bancaires ou les sites des Bourses. Une attaque ciblant les réseaux de distribution d’énergie pourrait également s’avérer désastreuse. La sécurité mondiale s’en trouverait menacée, vu que les éventuelles victimes de cyber attaque pourraient riposter par des attaques réelles.

Il reste que la cybercriminalité est une affaire qui concerne la population mondiale, et que seuls les Etats ayant une forte puissance économique peuvent y résister. Qu’en est-il dans ce cas des pays sous développés dont l’économie dépend incontestablement des pays développés ?