Les terroristes utilisent internet pour diffuser des messages de provocation publique et d’incitation au crime

 

Internet sert actuellement de camp d’entraînement virtuel pour les terroristes et futurs terroristes. Selon Roselyne Lefrançois, Internet est utilisée comme une « tribune mondiale » par les terroristes. Avec le Web 2.0, la toile permet de faire circuler des idéologies terroristes : 5000 sites internet serviraient actuellement à radicaliser les jeunes Européens.
 
Le terrorisme par l’intermédiaire d’Internet : des faits alarmants
 
Récemment, deux frères kurdes originaires d’Irak sont mis en accusation par le MPC (Ministère Public de la Confédération). Ils appartiendraient à l’organisation terroriste Ansar al Islam dirigée par Mullah Krekar. La participation des deux frères consistait à attirer des personnes potentiellement intéressées par des activités terroristes sur des plateformes Internet. Le contenu de ces plateformes incite à la participation à des activités terroristes sous forme d’inscriptions et/ou commentaires. Les personnes sélectionnées ont ensuite accès à un Chat-room privé de l’organisation. Ces deux présumés terroristes vont désormais répondre de leurs actes devant le tribunal fédéral pénal à Bellinzone.( Suisse)
Cette année également, les autorités françaises a emprisonné Mohammed Achamlane, alias Abou Hamza, pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ». Avec d’autres djihadistes, ils diffusaient des diatribes contre la France sur le site forzane-alizza.com. Actuellement indisponible, ce site était hébergé aux Etats-Unis et renvoyait successivement à 7 adresses IP différentes.
 
Par ailleurs, la révolte arabe d’il y a moins de deux ans était surtout favorisée par Internet et les réseaux sociaux. Les terroristes se démènent pour maintenir une présence sur le Net : après la suppression de sa page Facebook et de ses applications Apple et Android, la chaîne du Hezbollah lutte férocement pour créer de nouvelles pages Facebook et des sites Web.
Les autorités gouvernementales et fédérales mettent en œuvre leurs compétences pour lutter contre l’utilisation d’Internet à des fins terroristes ; à l’instar de l’Union Européenne, à travers l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), qui condamne maintenant les actes incitant sciemment au terrorisme sur Internet à travers une convention, signée récemment par la Suisse.