Les virus modernes et la cybercriminalité

Quelques virus dangereux ont été identifiés tout au long de l’année 2012, dont Sirefef, Reveton, W32/IFrame, Dorkbot, DNSChanger, ou encore Flame. Ces virus ont leurs propres caractéristiques : les uns transforment les PC en zombies (botnet), ou profitent d’une faille de Java pour se faire passer pour un site de la police, d’autres encore volent des informations personnelles à des fins de phishing, s’infiltrent dans les réseaux sociaux, ou détournent les requêtes de page web vers des sites malveillants. Mais, le virus Flame se distingue de tous, par sa sophistication inégalée.

Flame : la cyber-arme la plus sophistiquée jamais créée

Selon un expert de l’éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab, Flame pourrait être « la cyber-arme la plus sophistiquée qui n’ait jamais été créée ». En effet, Flame rassemble à lui seul les caractéristiques des autres logiciels malveillants du type cheval de Troie, keyloggeur, ver, etc. Une fois entré dans un système, le virus se cache derrière l’infection et prend le contrôle de la machine. Il peut ainsi, enregistrer tout ce qui est tapé sur le clavier, enregistrer via le micro de l’ordinateur les conversations des utilisateurs, voler ou supprimer des fichiers pouvant contenir des informations confidentielles d’entreprises. Ceci fait de Flame le virus parfait pour un cyber-espionnage, un cyber-crime et pour une éventuelle cyber-guerre.

Flame visait surtout certains pays du Moyen-Orient, dont l’Iran, Israël, le Soudan et la Syrie. Plus d’informations sur la cybercriminalité sur le site de l’Agence Anti-Cybercriminalité.